CHAPITRE VI - MARINA
Les 6eme - car maintenant j'avais la certitude que s'en était bel et bien - avançaient à vive allure, je pus alors clairement les apercevoir nettement:
Celle de gauche était petite, assez mignonne, chataîne aux cheveux bouclés magnifiques et aux yeux vert émeraude éclatants., une seule mèche verte seulement Celle de droite avait une queue de cheval blonde, avec seulement deux mèches teintées de rouge qui tombaient sur son beau visage au yeux marrons. Elle était très grande et très mince.
La troisième - la leader du petit groupe d'après moi - était placée entre les deux autres filles: ses cheveux noir corbeau brillants tombaient jusqu'à ses fesses, sa bouche maquillée de gloss rouge ressortait extrêmement bien à la lueur de ses yeux bleu océan et de sa peau bronzée, une longue mèche blanche alors tombait sur son corps de déesse, ce qui la rendait encore plus jolie.
Elles étaient toutes les trois habillées... sexy. Non désolée pour le mot, ce n'est pas assez, elles étaient... vulgaires. Très vulgaires. Surtout la leader.
Les silhouettes... enfin les filles avançaient toujours vers moi. Je me suis dis qu'elles avaient l'air sympas.
Je leva ma main vers elles pour les saluer.
La chataîne et la blonde se regardèrent, excisant sur leur visage une grimace de dégoût. C'est alors que la jolie brune passa devant ses deux congénères d'un pas fier, se plaçant devant moi et me toisant de haut en bas, toujours la tête haute.
Je me sentais gênée.
Elle sourit de satisfaction, puis m'ordonna:
"Toi, la clocharde, ne nous adresse plus la parole comme ça, surtout à MOI."
Intimidée, horrifiée, j'acquis timidement:
"Oui..."
Les bombasses alors éclatèrent d'un rire mauvais, avant de disparaître derrière le portail. J'étais restée clouée là, les larmes me piquant les yeux, les mots me manquant cruellement. Ma mère, aussi étonnant que cela puisse parraître, n'avait même pas remarquer ce qui venait de se passer.
Je ravala mes larmes, et ma chère maman qui avait enfin terminer sa paaassionnante discution m'invita à dépasser le portail. Je m'exécuta.
Dans le hall, une tonne d'élèves déferlaient en direction de la cour de récréation, là où normalement la principale devait appeler les élèves pour former les différentes classes. C'est ce qui avait été marqué sur le papier que j'avais reçu.
Je ne vis pas Charles, ni les bombasses dans le couloir. Tant mieux. Par contre, j'étais perdue dans un torrent d'élèves inconnus.
Enfin, un grand éclat de lumière m'indiqua qu'il y avait devant moi une grande porte de fer qui donnait sur une cour de béton.
Il y avait déjà pas mal de monde réunit, c'était assez impressionnant.
Sur une estrade installée exprès pour l'évènement, je vis la principale, mme Moranje et des professeurs l'accompagnant. Elle tenait une feuille dans sa main gauche.
C'était le souk dans la cour; les bavardages proliféraient de partout et des écoliers chahutaient, j'étais à peu près la seule qui était parfaitement calmée !
Calmement, la directrice demanda le silence. Le brouhaha cessa. Raclant sa gorge, elle commença son longs - et ennuyant - discours. Son texte finit, elle procéda à l'appel des classes.
La tension alors me monta au cerveau.
A suivre...
Les chapitres sont très courts je sais, mais je vais essayer de m'arranger pour en fusionner quelques uns pour que le récit soit plus agréable à lire. Ce chapitre est d'ailleurs une fusion du chapitre VI et VII.